Walking and biking in Glen Affric National Nature Reserve, near Shenval B&B Walking and biking in Glen Affric National Nature Reserve, near Shenval B&B Walking and biking in Glen Affric National Nature Reserve, near Shenval B&B

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2011

Toujours plus verts. Les chambres d'hôtes biologiques de Shenval B&B, dans les Highlands d'Ecosse, près du Loch Ness et du Glen Affric, sont désormais plus vertes que jamais avec la réalisation d'un projet qui nous tenait à coeur depuis bien des années: l'installation d'un poêle-chaudière à granulés de bois. Nous avons tourné la page sur notre utilisation de combustibles fossiles pour le chauffage et l'eau chaude de nos chambres d'hôtes. L'intégralité de la filière des granulés que nous utilisons est basée en Ecosse. Notre empreinte carbone est désormais minimale et témoigne de notre approche écologique tant dans notre vie quotidienne qu'en matière de tourisme vert/écotourisme. Chaudière à granulés (pellets), Shenval B&B

 
La richesse et la diversité des paysages et milieux naturels des Highlands d'Ecosse constituent une irrésistible invitation à explorer encore et toujours plus les quatre points cardinaux des chambres d'hôtes bio de Shenval Bed & Breakfast. En 2011 encore nous n'aurons pas échappé à cette fièvre de randonnées-découverte. Et certains de nos hôtes les plus chanceux se sont ainsi trouvés embarqués vers des horizons plus lointains tels ceux de l'île de Handa ou du comté de Sutherland. Mais, égoïstement et sans aucune honte, nous nous sommes aussi réservés des explorations perso' vers de nouveaux horizons tels ceux de l'île d'Eigg ou des montagnes de la Route du whisky. Reconnaissons-le, toutefois: Glen Affric s'avère toujours aussi fascinant et nous n'avons pas manqué d'aller y traîner nos guêtres à plusieurs reprises encore au fil des saisons.

Réserve d'oiseaux. Le 2 juin, le soleil a été des nôtres du lever au coucher lors de notre excursion sur la réserve ornithologique de l'île de Handa. En otages consentants nos hôtes Daniel, Martine, Martial et Sylvie se sont remplis les yeux et les appareils photos d'images nouvelles pour eux: plongeons arctiques et oies cendrées sur la lande, paysages minéraux, grands espaces, tourbières... Et surtout milliers d'oiseaux marins qui viennent nicher dans cette réserve naturelle chaque année de mai à juillet. Une liste impressionnante: fous de Bassan, grands labbes et labbes parasites, guillemots, pingouins torda, pétrels fulmar, macareux moine: 200 000 bavards qui s'accrochent chacun à quelques dizaines de centimètres carrés de falaises verticales. Débarcadère de l'Ile de Handa, Highlands d'Ecosse © Martine Dhal
Oies cendrées et leurs oisons, Highlands © Martine Dhal Sentier de l'île de Handa, Highlands d'Ecosse
                Pétrel fulmar, Handa, Highlands d'Ecosse Grand labbe sur Handa,  Ecosse

 

Le 1er juillet, virée pédestre dans le Glen Affric et sur le Mam Sodhail et le Carn Eige, les plus hautes montagnes au nord du Loch Ness et du Great Glen. Deux coups d'oeil inhabituels: une vipère péliade se dorant au soleil et un orchis vert. Les sommets nous offrent une vue panoramique à 360° de la côte ouest à la côte est, du Ben Nevis aux montagnes de Torridon.

Montagnes du Glen Affric,  Highlands d'Ecosse

Orchis vert, Glen Affric, Ecosse

 

Petite montagne et grands crus. Le 13 juillet,  nouveaux horizons, cette fois dans la région de la Route du Whisky, non pas pour visiter l'une des centaines de distilleries du voisinage mais simplement pour nous offrir une vue d'oiseau de la région depuis le sommet du Ben Rinnes.
Nous avons ainsi l'occasion pour la toute première fois de déguster de subtiles baies de plaquebière. Cette plante nordique de la famille des framboises et des ronces  pousse en abondance sur les pentes acides du Ben Rinnes mais ici, à la différence des Highlands de l'ouest plus humides, les fruits arrivent à maturité.

     Plaquebière (rubus chamaemorus) Highlands d'Ecosse

Des tors, formations granitiques étranges ayant résisté à l'érosion des sols environnants, agrémentent notre ascension. 

Tor, Route du Whisky, Ecosse               Tor du Ben Rinnes,  Highlands d'Ecosse
Du sommet un paysage verdoyant bien différent des landes de l'ouest et piqueté de dizaines de distilleries de whisky, s'étale à nos pieds jusqu'à la côte de la Mer du Nord. Malgré ses modestes 840m d'altitude, le Ben Rinnes figure discrètement aux côtés des plus grands noms du whisky écossais pur malt: ses centaines de sources alimentent en effet les distilleries des plus prestigieux malts écossais. Tors granitiques, Ben Rinnes,  Highlands

 

Vue de château. Le 8 septembre, nous avons pris la route de Golspie en compagnie de nos hôtes Daniela et Sabrina pour une randonnée d'une grande variété sur les hauteurs dominant le château de Dunrobin. Un vent fou ne nous a pas empêchés de gravir la colline dominée par la statue du Duc de Sutherland, sire de triste mémoire. A nos pieds, la côte du Moray Firth et la baie de Loch Fleet connue pour ses populations de phoques gris. Une traversée de lande suintante longeant les rives d'un lac surpeuplé de tritons finit par nous amener sur la plage de Golspie et nous offrir un coup d'oeil sur le château de Dunrobin. Golspie et la Mer du Nord du Ben Bhraggie © SabrIna Schreiber
Phoques gris du Loch Fleet, Highlands            Statue du Duc de Sutherland, Golspie
           Lande au-dessus de Golspie, Highlands d'Ecosse  Château de Dunrobin, Highlands d'Ecosse

Une île menacée par le spectre du plein emploi. Ah, l'île d'Eigg! Nous en rêvions depuis des années! Et nous y avons enfin posé les pieds le 2 mai pour un trop bref séjour de deux jours qui a confirmé notre perception d'un lieu inhabituel et d'une population aux aspirations exceptionnelles. Nous sommes à peine débarqués qu'une une grande pancarte verte nous interpelle: "Grands pas en avant ecologiques, empreinte carbone minimale", "Découvrez comment notre île s'adapte à un mode de vie contemporain préservant notre environnement et notre avenir". La couleur est clairement annoncée.

Derrière le plaisir de la randonnée sous un ciel particulièrement radieux se révèlera la confirmation qu'un autre monde est possible, fait d'autonomie énergétique, de plein emploi et d'acheminement vers une quasi-autarcie alimentaire. Au terme de dizaines d'années de conflits larvés avec l'unique et inique propriétaire de l'île, le 12 juin 1997 la soixantaine d' habitants d'Eigg ont pris en main une île dévastée par un régime féodal synonyme de chômage, d'émigration forcée et de désertification environnementale.

En moins de 15 ans, leur pratique visionnaire multidirectionnelle s'est concrétisée de manière impressionnante. L'autonomie énergétique de l'île est désormais assurée par un réseau électrique autonome alimenté par l'installation d'un mini-parc éolien, de trois micro-centrales hydroélectriques et de quelques centaines de m2 de panneaux solaires photovoltaïques. Le tout est d'une discrétion paysagère remarquable. Le groupe électrogène au diesel d'antan a été quasiment mis au rebut. Au plan individuel, les panneaux solaires thermiques ont fait leur apparition. Le chauffage par biomasse se généralise à partir de l'exploitation de la forêt locale enfin valorisée. La circulation automobile n'est pas encouragée, la taille modeste de l'île se prêtant bien à l'utilisation du vélo.

Des terres à l'abandon sont remises en valeur avec notamment la création d'un verger et dune activité maraîchère pour la consommation locale. Un réseau inter-insulaire de produits de la mer et de gibier s'affermit. une boutique-magasin général, un restaurant, un magasin d'artisanat des îles Hébrides, un service de minibus, des chambres d'hôtes et auberges de jeunesse sont apparus là où les propriétaires d'avant 1997 s'opposaient à toute initiative économique,  à toute construction de logements, à toute création d'infrastructures.

Pour la première fois depuis plus de cent ans, des maisons se construisent et la population s'accroît pour atteindre aujourd'hui 95 habitants. Les jeunes reviennent au pays. Un pays où, selon la remarque perspicace et pleine d'humour d'un résident, "le spectre du plein emploi menace". Décideurs politiques et économiques de tout poil, prenez-en de la graine!

2010

JUIN
Mardi 22. Après plusieurs semaines d’impatience, notre emploi du temps nous permet aujourd’hui d’envisager de partir en randonnée dans les montagnes de la Réserve Naturelle Nationale du Glen Affric en compagnie de deux de nos hôtes allemandes. Il fait chaud. Les chapeaux sont de rigueur et les gourdes sont mises à contribution. Le Beinn Fhada ferme l’horizon à l’ouest d’un Glen Affric offrant toute la palette de verts caractéristique de ce qui n’est encore que le printemps au cœur des Highlands.
Alors que nous quittons le fond de la vallée des libellules de toutes tailles et de toutes les couleurs vont et viennent, retenant l’attention du photographe en se posant juste au bord du sentier. Le nectar du serpolet s’avère irrésistible pour les fritillaires. Quelle soif dans la montée vers le premier sommet de la journée, le Sgurr na Lapaich (1036m)! Entre deux avides gorgées à la gourde, une nouveauté botanique intercepte notre regard: il s'agit de fleurs de cornouiller de Suède (Cornus suecica). Délicates dans leurs variations de rose, de pourpre, de violet et de blanc diverses espèces d’orchidées dont l'orchis tacheté et l'orchis vert côtoient droseras et grassettes carnivores, alors que les plaquebières (Rubus chamaemorus) projettent leur unique fleur au-dessus du tapis végétal.
A 800m, un lit multicolore de  mousses, de lichens, de bruyère rase et de camarine sert d’écrin au nid d’un pluvier doré. Nid  rudimentaire mais néanmoins bien matelassé dont l’existence n’est trahie que par les coquilles vides de 3 œufs récemment éclos.
Halte pique-nique panoramique bien méritée au sommet du Sgurr na Lapaich: l’horizon court jusqu’au Ben Nevis, au massif des Cairngorms, à la Mer du Nord et aux sommets jumeaux du Mam Sodhail,notre prochaine halte, et du Carn Eige (1183m), la plus haute montagne d’Ecosse au nord du Loch Ness.
La crête ondulante nous menant au Mam Sodhail domine la vallée bien nommée du Glen nam Fiadh (vallée des cerfs) où de nombreux cervidés broutent paisiblement ou font la sieste au soleil. La végétation, de plus en plus rabougrie avec l’altitude, révèle des tapis de silène acaule et de minuscules bouquets de saxifrage étoilée.
La pente, plus raide, nous amène au sommet du Mam Sodhail (1181m) au moment où les nuages venus de l’ouest viennent s’y déposer brièvement, réduisant considérablement la visibilité et faisant sensiblement chuter la température au point de nous forcer à enfiler quelques lainages. Furtivement les nuages se déchirent et laissent entrevoir des montagnes au nord et à l’ouest, mais l’instant est trop bref pour permettre une identification précise. Il faudra revenir pour admirer les montagnes de Torridon ou celles de l’île de Skye…
L’heure de la descente est venue et c’est à regret que nous quittons l’énorme cairn du Mam Sodhail alors que les nuages se lèvent, révélant les sommets de la chaîne de Kintail. Clin d’œil lumineux, le caltha des marais égaie les premiers lacets du sentier du Coire Leachavie menant aux rives du Loch Affric, 800m en contrebas. Nos compagnes de randonnée ont la foulée fatiguée mais le sourire radieux: le monde insoupçonné des hauteurs des Highlands vient de leur être révélé et la découverte a été fixée de façon durable grâce à la magie du numérique. Pour ne pas faire de jaloux,  nous vous invitons à partager la découverte au travers de ce diaporama… 

Fritillary © Sabrina Schreiber

 

 

Orchidée © Sabrina Schreiber

 

 

Dactylorhiza maculata © Sabrina Schreiber

 

 

Platanthera chlorantha © Sabrina Schreiber

 NOVEMBRE

Dimanche 28. Alors que nous remplissons la mangeoire aux oiseaux, un appel puissant à la verticale de Shenval nous a fait lever la tête et admirer un spectacle inhabituel: un vol en V de 9 cygnes chanteurs menés par 23 oies cendrées, l'escadrille se détachant sur un ciel tout bleu... Evidemment, pas d'appareil photo sous la main... Une fois les cygnes tus,  les oies cendrées ont pris la relève de la conversation avec leurs cancanements. Y était-il question des prochaines vacances estivales, en Islande?

DECEMBRE

Dimanche 5.  Malgré les -5° affichés sur le perron à 11h du matin,  le soleil nous incite à faire une sortie. L'intention est de faire une randonnée sur les rivages du Moray Firth, à l'est d'Inverness, pour essayer de voir quelques phoques ou oiseaux nordiques hivernant sur nos côtes écossaises. Le verglas et la neige s'arrêtent au niveau de la plus haute marée et nous contraindront assez vite à renoncer à nous promener. Nous n'avons pas perdu notre temps, cependant,  car nous avons pu observer un groupe d'une dizaine de bernaches cravant. A marée basse, la plage débordait d'activité avec corbeaux freux, chevaliers gambette, huîtriers-pie, mouettes,  courlis cendrés, alors qu'au large de grandes escadres d'eiders se laissaient porter par la houle.

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